Crazy Taxi (DCAST, PS2, GCUBE)

Pour une fois, l’énigme du test était simple mais les réponses n’ont pas pour autant été sans quelques tâtonnements. La majorité m’ont cité plusieurs opus de la série Gand Theft Auto mais c’est raté messieurs et cette fois, tout l’honneur revient à une seule personne. Bravo à Mélissa pour avoir donné d’office la réponse exacte. Alors les mecs, pas trop dégoûtés d’avoir été battus par une fille ? Bon, trêve de troll, entrons dans le vif du sujet.

Editeur : Sega, Acclaim pour les portages PS2 et Gamecube

Développeur : Hitmaker, Sega pour les portages PS2 et Gamecube

Type : Course

Sortie : 25 Février 2000 sur Dreamcast, 1er Juin 2001 sur Playstation 2 et 3 Mai 2002 sur Gamecube

Si vous aussi vous avez englouti des dizaines de francs dans une bonne d’arcade Crazy Taxi, c’est avec une joie non retenue que vous retrouverez votre jeu délirant favori sur la console de votre choix. Sorti début 2000 sur Dreamcast, le jeu a fait office de portages que l’on pourrait qualifier de clones puisqu’aucune nouveauté n’a été rajoutée dans ceux-ci. Ce test est donc valable pour toutes les versions consoles de salon sorties à ce jour.

« Hey hey, come on over and have some fun with Crazy Taxi ! »

L’orientation de Crazy Taxi ? Le fun, le fun et encore le fun. Le titre de Hitmaker est un hommage aux jeux d’arcade et il ne s’en cache pas. Mais rares sont les nantis qui peuvent se targuer d’avoir leur propre borne dans leur sous-sol et les versions consoles sont là pour rassasier ceux qui en rêvent. Une fois la galette introduite, l’introduction vous accueille à grands coups de couleurs éclatantes et de voix délirantes à base de « Alright, let’s have some fun ! », le tout sur fond d' »All I Want » de The Offspring. Le ton est donné. Une fois arrivé dans le menu, 3 modes de jeux s’offrent à vous : Arcade, Original et Crazy Box. Je dis 3 mais je devrais dire 2 car le mode Arcade et Original sont en fait identiques. Dès le départ, on constate que le jeu ne vous propose que des parties de courte durée : sessions de 3, 5 et 10min sont au programme. Un peu léger, on aurait apprécié un mode libre permettant de se balader à bord de notre bolide comme bon nous semble sans limite de temps. Pour le reste, du grand classique, une section options et une section scores et… c’est tout. Mesdames et Messieurs, nous sommes face à un cas de jeu de course arcade sans mode 2 joueurs, non vous ne rêvez pas; cette absence est assez inexplicable d’autant que le jeu s’y prêtait on ne peut mieux. Cet oubli est sans hésiter le gros point noir du soft de Hitmaker. Le mode Crazy Box vient néanmoins varier les challenges en proposant de petits défis chronométrés tels que des sauts sur rampe, du dérapage et du dégommage de ballons dans une arène réduite; sympa mais vite laissé aux oubliettes.

I’ll take you for a ride…

Certes, le jeu offre peu de diversité et de contenu mais fort heureusement, le gameplay est tout simplement jouissif, le principal est sauvé. Après avoir choisi votre pilote parmi les 4 disponibles, tous aussi délirants et caricaturaux les uns que les autres, vous voilà lancé à pleine vitesse dans une ville ressemblant tantôt à San Fransisco mais aussi à Los Angeles, savant mélange. Le but est de conduire des clients à destination le plus rapidement possible et ici, pas question de s’arrêter aux feux rouges ou de céder la priorité. Les forces de l’ordre, visiblement en grève, ne vous feront pas obstacle et la structure de la ville est faite de telle façon à vous faire emprunter les parcours les plus débridés. Sauts sur rampe, dérapages, vitesse de folie, pas de doute, le fun est bien au rendez-vous. La bande-son survitaminée vous donnera le punch nécessaire à la course avec 6 titres de The Offspring et Bad Religion collant parfaitement à l’esprit sous amphétamine du jeu. Pour amener vos clients à bon port, point de carte, uniquement une flèche vous indiquant le chemin à emprunter, de façon plus ou moins précise, il vous faudra donc bien connaître la ville. Si le temps vous manque, un système de cercles de couleur vous aidera à choisir le trajet le plus court mais aussi le moins lucratif. Pour faire grimper votre pourboire et ainsi scorer un maximum, vous devrez faire preuve de précision et frôler aux plus près les voitures qui jalonnent votre route, et bien évidemment sans les percuter; bien que les inévitables carambolages ne vous freineront pas pour autant. Une fois votre partie terminée, rentrez votre score en inscrivant vos initiales et c’est reparti pour une autre course de folie. Dernière chose amusante à noter : la présence de réelles enseignes figurant souvent dans la liste des destinations imposées telles que KFC, Levi’s ou encore Fila. Un moyen de financer le jeu via un peu de publicité ? Sans doute, mais cela renforce l’immersion et n’est donc pas un intrus nuisible du jeu.

Avec son jeu boosté au Red Bull qui fera date parmi les meilleures titres arcade toutes générations confondues, Hitmaker nous offre une démonstration de fun difficilement égalable. On regrette tout de même amèrement le mode 2 joueurs qui semblait s’imposer comme une évidence dans un titre comme celui-ci ainsi que le maigre contenu. Crazy Taxi est donc un jeu parfait pour tuer quelques minutes de temps à autre mais ça s’arrête là, l’ambiance résolument arcade étant bien évidemment un plus.

Note finale : 13/20

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2 thoughts on “Crazy Taxi (DCAST, PS2, GCUBE)

  1. Mon père avait la borne d’arcade. Et pour en savoir un peu plus on peut dire que les gars de Sega/Hitmaker ne s’étaient pas foulés. La borne d’arcade est tout simplement une dreamcast avec un monnayeur dedans. Le portage vers la version console et l’ajout de deux trois options de plus (disponibles dans le menu caché des réglages de la borne d’arcade) montrent bien que le produit s’est vite rentabilisé.
    C’est un excellent jeu fast-food que l’on grignotte en cinq minutes. Chacun a ses propres passages et clients préférés : sauter à partir du parking et prendre le client sous l’eau sont mes péchés mignons.
    Tu as ommis de dire que le titre est aussi disponible sur le PSN et le XBLA il me semble 🙂

    • Au moins, si jamais quelqu’un veut s’en faire une borne il aura juste à récupérer une carcasse et ranger sa Dreamcast dedans ! Et pour l’aspect « jeu fast-food » c’est exactement ça, c’est cool pour se mettre en jambe mais après on passe à autre chose d’un peu plus consistant.
      Et j’arrête de préciser que les jeux sont dispos en démat’ parce que je ne veux pas encourager l’achat via ce principe. D’autant plus que ce jeu est trouvable pour vraiment pas cher. Après y avoir joué sur Dreamcast, je l’ai trouvé pour 4€ en boîte sur PS2 et pourtant c’était en boutique rétro, c’est dire…

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